• Projet National MINnD
Modélisation des INformations INteropérables pour les INfrastructures Durables

Observatoire

Le premier rôle d’un observatoire est de rassembler des données (Miralles, 2015), il a évolué de la stricte observation et description et recouvre maintenant le domaine des systèmes d’information et va jusqu’aux systèmes d’aide à la décision et appui à la gouvernance.  Globalement, les fonctionnalités des observatoires sont centrées sur les connaissances : acquisition, pérennisation, modélisation, prévision. Et presque toujours vers les activités collaboratives autour de ces connaissances et données.

Une deuxième grande orientation d’un observatoire, est d’être orienté vers les compétences et les métiers, dans ce cas la plupart du temps l’observatoire est paritaire (par exemple, l’observatoire de la métallurgie – UIMM – nous paraît exemplaire). Les compétences sont une bonne approche pour décrire un secteur, y compris les changements technologiques, car les évolutions des compétences sont un bon marqueur des changements technologiques et de l’évolution des métiers. On peut dire que l’entrée par les compétences pour une filière n’est pas évitable, même si elle n’est pas la seule.

minnd_observatoire_schema01On pourra composer des scénarios de composition d’observatoire en fonction des grandes fonctions que l’on souhaite privilégier. Par exemple sur les axes constitués des grandes fonctions de l’observatoire, il faut choisir où on affecte des forces et comment on priorise certaines fonctions.

L’irruption de la rupture que constitue le BIM, se fait via une modification profonde des outils de conception mais consacre aussi l’introduction de l’ingénierie concourante et de l’ingénierie du travail collaboratif. Au-delà des outils logiciels au centre du changement, ce sont les pratiques et les processus organisationnels qui sont impactés. Comment observer ces changements ? Le fait de vouloir observer un phénomène changeant, en cours d’évolution très rapide et pour tout dire assez imprévisible implique de regarder des données spécifiques et très hétérogènes. Des données qui portent à la fois sur du logiciel, sur des processus organisationnels, sur des pratiques professionnelles, sur des évolutions des connaissances, des compétences et une recomposition des métiers. L’ambition de l’observatoire est à la fois d’aider les entreprises à s’autoévaluer par rapport à cette rupture technologique (d’où le travail sur les indicateurs) mais aussi d’aider la filière à évaluer l’évolution du secteur.

Schéma de l’observatoire

La structure peut être très légère, avec une direction très forte capable de rassembler ponctuellement des expertises, de les faire travailler en commun et de fédérer les buts, mais aussi de résister aux pressions du secteur. Donc des fonctions d’animation ajoutées à des fonctions de direction. Avec une capacité à donner du sens : la pertinence et une vision affûtée doivent donner les orientations.

L’organisation de l’observatoire (inspiré de celle de l’UIMM), qui nous paraît la plus adéquate aux objectifs de MINnD est résumé dans le schéma conceptuel ci-dessous. L’observatoire reçoit ses missions d’un conseil national représentatif issu de la filière et qui est une instance nationale.

minnd_observatoire_schema02

Le comité de pilotage de l’observatoire donne les orientations et valide la production des projets. Pour qu’un observatoire fonctionne, ce comité de pilotage est politique, il se réunit environ 5 fois par an. Il comprend un nombre restreint de personnes, une vingtaine pas plus, pour l’UIMM, il s’agit de 10 représentants des syndicats, 10 représentants des entreprises.  Chaque projet porte sur un thème précis et soigneusement choisi, est piloté par un comité technique.

Une feuille de route pour aller vers l’observatoire pour une mise en place expérimentale de certains aspects de l’observatoire pendant les phases 2 et 3 du projet MINnD peut commencer à se dessiner ainsi pour la phase II.

Trois groupes de travail sont envisagés :

  • l’un sur les indicateurs, pour produire des propositions d’indicateurs, en commençant par évaluer ceux qui sont proposés sur le marché et proposer une grille d’évaluation précise des différents indicateurs disponibles. Ce groupe est plutôt orienté vers l’autoévaluation des entreprises ;
  • un deuxième groupe de travail plutôt orienté filière et avec un focus sur le veille. Outre la veille, ce groupe pourrait reprendre l’idée de cartographie, à partie de famille de métiers ;
  • un troisième groupe de travail pour explorer les nouveaux profils et nouvelles compétences nécessitées par le BIM. Il s’agit d’une demande explicite des enseignants émanant des rencontres EDUBIM 2015 (Bagieux, 2015). Il s’agit d’une réponse que la filière doit pouvoir formuler, avant tout pour elle-même. Quelles sont les conséquences du BIM pour la filière en termes de compétences : quels besoins précis sur les nouvelles compétences ? Comment ces compétences forment-elles de nouveaux profils ? Comment forme-t-on ces nouveaux profils ? A la fois, en formation initiale et en formation continue, et on rejoint alors des travaux qui ne pourront être menés qu’en coopération avec les enseignants et formateurs des formations continue.

Un conseil scientifique de l’observatoire, composé de quelques experts extérieurs à la filière devrait aider le projet MINnD à affiner sa proposition d’observatoire vers la filière et à assurer une coordination des 3 groupes de travail.

Gestion administrative et financière

IREX
9 rue de Berri
75008 PARIS
E-mail : contact@irex.asso.fr
Tel : +33 (0)1 44 13 32 79

Direction

Président : Louis DEMILECAMPS
Chef de projet : Pierre BENNING (BOUYGUES TP)
Chef de projet adjoint : Christophe CASTAING (EGIS International)

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