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Projet National MINnD

Le Projet National MINnD

MINnD (Modélisation des informations interopérables pour les infrastructures durables – www.minnd.fr), est un projet national de recherche collaborative, mis en œuvre entre 2014 et 2018, qui a contribué au développement du BIM (Building Information Modeling) pour les infrastructures, en progressant sur la structuration et l’utilisation des informations à échanger dans les projets, pendant leur cycle de vie complet : conception, construction, exploitation et maintenance.

MINnD apporte des réponses concrètes dans la mise en œuvre du BIM pour les infrastructures. Le guide de mise en place du BIM et le guide d’application du BIM sont deux livrables autoporteurs qui en témoignent. Ils ont vocation à être diffusés largement, pour accompagner les décideurs et les parties prenantes des projets dans la mise en œuvre du BIM. MINnD fournit également des retours d’expériences et des préconisations sur des sujets d’ordre pratique : la revue de projet dans un environnement numérique, les relevés numériques, la gestion des incohérences ou encore la convergence des outils BIM/SIG.

Le projet MINnD est soutenu par le Ministère de la Transition Écologique.

Le projet MINnD a fait de la France l’un des pays les plus impliqués dans les travaux de pré-normalisation. Il apporte une contribution majeure dans les tous les domaines de la norme IFC (Industry Foundation Classes) : Bridge, Road, Rail, Tunnel et geotechnique. La problématique de la modélisation de coûts ou encore de l’interaction de l’infrastructure dans son environnement ont également été abordés, notamment à partir de cas d’études concrets. La structuration des données BIM en phase d’exploitation/maintenance a également été traitée.

Le déploiement du BIM répond à des objectifs aussi bien techniques qu’économiques. Il concerne l’ensemble des organisations et des métiers, y compris dans leurs relations contractuelles. L’impact potentiel de ces nouvelles relations a été analysé en traitant les aspects liés aux responsabilités, à l’assurabilité et à la propriété de la donnée.

L’observatoire MINnD des évolutions des pratiques et des connaissances autour du BIM a fourni des pistes pour cerner les outils permettant d’évaluer la démarche d’adoption collective du BIM. Il a produit un état de l’art des indicateurs et une réflexion sur l’évolution nécessaire des compétences.

Des actions de transfert et de valorisation ont été menées pendant toute la durée du projet. MINnD est à l’origine du réseau EduBIM, lieu de rencontres et d’échanges dédié à l’enseignement de la maquette numérique et du BIM.

MINnD a répondu à ses objectifs initiaux, et en a même dépassé certains. Projet de référence du secteur de la construction, il mobilise de façon croissante toute la filière française et a acquis une notoriété internationale.

 

Certains sujets stratégiques, identifiés pendant le projet et nécessaires à la continuité numérique pour les infrastructures, n’ont pas été traités, ou partiellement. Le projet national MINnD a donc poursuivi ses travaux de recherche dans le cadre d’une « Saison 2 » (2019 à 2023), labellisée « Projet National » par le comité d’orientation du réseau RAGC (recherche appliquée en génie civil) le 21 novembre 2018.

LE PROGRAMME DU PROJET NATIONAL MINnD
SAISON 2 (2019-2023)

La structuration des données

Tout projet d’infrastructure est d’ores et déjà un travail collaboratif. L’ensemble des acteurs œuvrent ensemble vers la livraison d’un ouvrage commun, dont la conception, l’optimisation et la construction ont exigé le savoir-faire de nombreux experts. Pendant toutes les phases de ce projet, de nombreuses informations ont été enrichies et échangées, chacun apportant sa valeur ajoutée qu’il délivre à ses partenaires, avec une approche collaborative standardisée. Une démarche open BIM collaborative requiert absolument que les données générées et exploitées soient classifiées pour une utilisation par tous les acteurs dont les métiers différents impliquent durablement des points de vue différents.

La qualification de la donnée

La donnée créée est hétérogène et souvent transformée tout au long de son cycle de vie. Elle doit être qualifiée et validée, pour être partagée avec le plus juste acteur et au plus juste temps (la non-qualité et la sur-qualité, sous toutes leurs formes, sont des facteurs sensibles de non-maîtrise des coûts). La donnée doit être hébergée de manière durable et sécurisée. Elle doit être accessible mais aussi protégée par son propriétaire.

La continuité numérique

La succession des acteurs d’un projet de construction nécessite un enrichissement des données, depuis le DCE jusqu’à la livraison d’un DOE numérique pour l’exploitation ou la maintenance des ouvrages et des systèmes qui le composent. Pour cela, l’amélioration des missions de synthèse-coordination ainsi que l’établissement au fil de l’eau du DOE numérique autoriseront un suivi des prestations réelles, exécuté au regard des paiements, que cela soit pour les ingénieries que pour les entreprises de construction.

La convergence BIM-SIG

Suite aux travaux du thème 1 de MINnD sur les outils manipulant les données BIM en 3D et les données SIG en 2D, et suite aux différentes rencontres avec l’OGC et le CNIG, le thème S2.4 de MINnD S2 continuera les réflexions sur la convergence et la complémentarité BIM-SIG, afin de permettre aux outils logiciels d’exploiter des données dans leur format natif sans les transformer (avec les risques sous-jacents de perte d’information ou de dénaturation). Ces travaux seront menés avec les autres organisations en charge de la structuration des données SIG, afin d’obtenir le consensus de toutes les parties concernées.

La gestion du patrimoine et des actifs

Les initiatives BIM sont très orientées « conception » afin d’optimiser un projet et sa réalisation. Il semble évident que les démarches BIM prendront toute leur valeur lorsque le donneur d’ordre saura exprimer clairement ses attentes de structuration pour exploiter et maintenir son patrimoine d’actifs.

La collaboration

Jusqu’à ce jour, les experts de l’open BIM estiment que les meilleures démarches atteignent le niveau 2 de collaboration, c’est-à-dire que les acteurs échangent des modèles et des bases de données qui sont agrégées pendant le cycle de la vie d’un projet.
L’étape suivante, le niveau 3, autorisera à réaliser du travail concomitant sur une plateforme collaborative partagée par l’ensemble des acteurs.

LES PARTENAIRES DU PROJET NATIONAL MINND

Les partenaires du projet national MINnD sont les signataires de la Charte qui s’engagent à prendre en charge le programme de recherche et à le mener à bien jusqu’au résultat final fixé par le programme.

Saison 1 : 72 partenaires

Saison 2 : 60 partenaires